10 ans en Ligue 1

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10 années de hauts et de bas pour le FCSM

 

Rédigé par Christophe Laurent et Nicolas Richen

La saison 2011-2012 marque les dix ans de la remontée du club parmi l'élite. Que s'est-il passé au club durant ces dix années ? Outre les sept changements d’entraîneur et l’instabilité quasi constante de l’effectif sochalien, Alexandre Lacombe a succédé en 2008 à Jean-Claude Plessis au poste de président. Sochaux s’est classé six fois parmi les dix premiers de Ligue 1 et a lutté pour sa survie dans l’élite à quatre reprises : le parcours en « dents de scie » par excellence ! Le FC Sochaux-Montbéliard a aussi réalisé deux exploits en coupes nationales en plus de participer cinq fois à une compétition européenne. Retour sur cette décennie de joies et d’angoisses pour les supporters doubistes.

 

 

Un retour en D1 réussi

L'année 2001 marque le retour de Sochaux en première division (D1), après deux années passées à l'étage inférieur. Jean-claude Plessis, le président et comme Jean Fernandez, l’entraîneur sont tous les deux en place depuis 1999. La saison s'annonce délicate et comme tous promus l'objectif principal est de se maintenir. L'effectif est quasiment le même qu'en D2, les jeunes issus du centre de formation comme Meriem, Pierre Alain Frau, Pedretti  et d'autres joueurs talentueux comme Santos, Flachez et Pagis forment cette équipe sochalienne. À noter aussi que durant la période du mercato, le club annonce l’arrive d’un certain Teddy Richert comme remplaçant du gardien Vincent Fernandez. Dans le sens des départs, Camel Meriem se joint à Bordeaux lors du mercato hivernal. Le club commence la saison par une défaite à Monaco 1-0, puis par une victoire à Bonal 4-3 contre Rennes, avec deux doublés : celui de Pierre-Alain Frau et celui de Mickael Pagis. Dans la continuité de son ascension en D1, le club terminera finalement 8ème du championnat avec 46 points. Par contre, le FCSM fut éliminé de la Coupe de la Ligue par l'Olympique Lyonnais  et de la Coupe de France par Bastia, au stade des 16èmes de finale. À la surprise générale, Sochaux parvient donc à déjouer les pronostiques des fins observateurs en réalisant une saisons 2001-2002 plus que satisfaisante.

 

L'ère Guy Lacombe

 Que réservait la saison 2002-2003 aux Sochaliens ? Le plus difficile pour le club allait être de    confirmer ses bonnes performances de la saison précédente. Pendant l'intersaison, il y a eu un  changement d'entraîneur : après trois belles années passées à Sochaux, Jean Fernandez signe à  Metz. Son remplaçant à Sochaux se nomme Guy Lacombe, un ancien joueur international français ayant été champion olympique en 1984. La succession s'annonce difficile pour l'Aveyronnais. Cependant, le nouvel entrâineur doubiste peut compter sur une certaine stabilité de l'effectif. La 8ème place du dernier exercice permet à l’équipe de disputer la Coupe Intertoto. Après avoir passé le 2ème et le 3ème tours en éliminant respectivement le club lituanien du Žalgiris Vilnius et la formation tchèque du FC Slovácko, le FCSM se fait éliminer par l'équipe anglaise de Fulham (défaite 1-0 au match aller et défaite 2-0 à Bonal). Un joli parcours européen ne sera que partie remise pour les Sochaliens. Finalement, cette élimination fut sûrement un mal pour un bien pour la forme des joueurs. En effet, la saison se termine encore mieux que l’exercice précédent : le club finit 5ème avec 64 points et gagne son billet pour la prochaine Coupe de l’UEFA. Si en Coupe de France les Doubistes se sont fait éliminer en 32ème par Grenoble, le club parvient  à atteindre la finale de la Coupe de la Ligue. Ce grand événement permis à 30 000 supporters sochaliens comblés de se rendre au Stade de France pour assister à une finale, la première depuis celle de 1988. Malheureusement, la joie est de courte durée pour Sochaliens, puisque Monaco l’emporte largement 4-0. Pour l’anecdote, après cette lourde défaite, le président Plessis promit à ses joueurs que Sochaux retrouverait le Stade de France l’année suivante…

La 56e saison de Sochaux en Ligue 1 est sans aucun doute l’une des plus belles des dix dernières années. Encore une fois, le club termine 5e avec 63 points grâce notamment à la stabilité de son effectif. Les principaux départs sont ceux de Nisa Saveljic et Erwan Manach. Au rayon des arrivées, Souleymane Diawara  et de Grégory Paisley se joignent au groupe. La campagne européenne est plutôt réussie pour le FCSM, d’autant plus que le tirage n’était pas facile. La compétition commence par une recontre contre le club finlandais de Mypa : Sochaux l’emporte à l’extérieur, avant de récidiver au stade Bonal. Au 2ème tour, le FCSM rencontre un adversaire a priori très coriace : Dortmund. Avant cette double confrontation, aucun club français n'avait jusqu'alors réussi à gagner contre cette formation. Au match aller en Allemagne, Sochaux réalise un excellent match nul 2-2. Sochaux parachève sa qualification par un match exceptionnel lors du match retour à Bonal. 4-0 est le score final de cette rencontre riche en intensité en en émotions. Grâce à ce superbe succès, les portes des 16èmes s'ouvrent pour les Lionceaux.La prochain adversaire des Francs-Comtois est le club mythique de l’Inter de Milan. Sochaux compromet grandement ses chances de qualification en concédant nul 2-2 à domicile. Les Italiens gèrent parfaitement le match retour qui se solde par la marque de 0-0. Sans avoir perdu un moindre match, le FCSM est éliminé de la Coupe de l’UEFA. La suite de la saison réserve encore de belles surprises aux supporters doubistes. Comme l’avait annoncé le président, Sochaux retrouve le Stade de France, un an  plus tard après s’être incliné lourdement face à l’AS Monaco. Cette fois-ci, le club se qualifie pour la finale de la Coupe de la Ligue qui se déroule le 17 avril 2004 contre le FC Nantes. Au terme du temps règlementaire, les deux équipes ne réussissent pas à se départager. En effet, après deux buts dans les vingt premières minutes (celui de Pujol et de Monsoreau), les deux équipes se sont neutralisées. Les deux périodes de prolongation n'ont rien changé au score : la séance de tirs au but est donc nécessaire. À ce moment-là, un joueur décide de sortir le grand jeu : Teddy Richert. Le tournant de la séance de tirs au but est certainement la tentative de panenka ratée de Landreau : le portier sochalien ne tombe pas dans le piège en arrête facilement le ballon. Quatre joueurs réussissent à marquer de chaque côté. Pedretti transforme ensuite son penalty, tandis que Delhommeau est frustré par Richert. L'explosion de joie est totale : les joueurs et les supporters communient autour de cette coupe, après 67 années de disette.

 

L'intersaison est très mouvementée. Plusieurs cadres de l'équipe quittent le FCSM comme Pedretti, Pierre-Alain Frau, Philippe Raschke, Mickaël Pagis et Maxence Flachez. Lionel Potillon, Romain Pitau et Araujo Ilan rejoignent le club afin de pallier aux départs importants. Comme on pouvait s’y attendre, le FCSM ne réalise pas un aussi bon championnat que les deux dernières saison. Malgré tout, Sochaux obtient une 10ème place honorable, grâce à une récolte de 50 points. Sochaux se fait éliminer des deux coupes nationales :  en 1/4 de finale en Coupe de France et  en 1/8 en Coupe de la Ligue. Sur la scène européenne, Sochaux passe facilement le premier tour en battant par les modestes norvégiens de Stabaek (9-0 sur les deux rencontres). La nouvelle formule permet au FCSM de se retrouver dans un groupe de cinq équipes. Le groupe sochalien est composé de Newcastle United, du Sporting Portugal, de Panionios et du Dinamo Tbilissi. Après avoir affronté une fois chaque équipe, Sochaux termine seconde du groupe avec 9 points (soit 3 victoires et 1 défaite). Au tour suivant, le FCSM connaît moins de réussite en s’inclinant deux fois contre les Grecs de l’Olympiakos. Au terme de la saison, l'entraineur Guy Lacombe fait le choix de quitter le FCSM et se joint quelques mois plus tard au PSG.

 

L'année Dominique Bijotat : une transition difficile

Beaucoup de changements de joueurs surviennent avant la saison 2005-2006. Tout d'abord, l'entraineur Dominique Bijotat arrive au club : sa tache ne s'annonce pas facile après une période plutôt faste pour le FCSM. À son arrivée, plusieurs pièces maitresses du jeu sochalien décident de faire leurs valises. C’est le cas de Sylvain Monsoreau, de Jérémy Mathieu, de Wilson Oruma, de Grégory Paisley et de Francileudo Santos. Le recrutement n’est pas réellement à la hauteur à la hauteur. Mourad Meghni, João Miranda, Philippe Brunel, Arnaud Bühler, Moumouni Dagano et Rabiu Afolabi rejoignent Sochaux cet été-là, mais seuls les deux derniers cités parviendront à s’imposer sur la durée. Comme cela était redouté, l’équipe a beaucoup de difficultés en championnat. Au final, le FCSM arrive à se maintenir en terminant 15ème avec 44 points. En ce qui concerne les coupes nationales, Sochaux est éliminé en 1/8 de finale de la Coupe de France par l'OM et en 1/16 de finale de la Coupe de la Ligue par l'AS Nancy-Lorraine. Au terme de cet exercice 2005-2006, Dominique Bijotat est remercié par la direction sochalienne.

 

Le 12 mai 2007 : LA journée du FC Sochaux

La saison 2006-2007 du FC Sochaux-Montbéliard est la 59e saison du club en Ligue 1.Elle est marquée par le retour de la stabilité dans le club après les années glorieuses sous l’ère Guy Lacombe. Après avoir perdu de nombreux joueurs cadres les saisons précédentes, le club renoue avec un effectif de qualité sous la houlette du nouvel entraîneur Alain Perrin. Du coté des arrivées, notons la signature de Jérémie Bréchet, de Jérôme Leroy, d’Anthony Le Tallec, de Stéphane Pichot, d’Álvaro Santos et de Karim Ziani. Comment va se dérouler ce championnat pour le club du Doubs après une année où la descente en L2 n'était pas très loin ?

Les recrues s’imposent rapidement et le beau jeu collectif ne met lui aussi pas de temps à se mettre en place. Efficaces, les Sochaliens finissent à la 7ème, après avoir espéré jusqu’à la dernière journée pouvoir atteindre la Ligue des Champions. Malheureusement, une légère baisse de rythme en fin de saison empêche les Sochaliens de se qualifier pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. Éliminé de justesse en 1/4 de finale de la Coupe de la Ligue par Le Mans UC, Sochaux se rabat sur la Coupe de France. Après avoir vaincu le FC Montceau Bourgogne (CFA), le club se qualifie pour la finale. Sochaux retrouve le stade de France le 12 mai 2007. Les « Jaune et Bleu » l'emportent 5-4 aux tirs au but contre l'Olympique de Marseille, alors que les Doubistes avaient été menés deux fois au score durant la rencontre. Ce nouveau trophée, le club le doit encore une fois en grande partie à son précieux gardien de but, Teddy Richert. Il sera d’ailleurs nommé par ses pairs meilleur gardien de la Ligue 1 lors des trophées UNFP 2006-2007. En remportant cette deuxième Coupe de France, 60 ans après le sacre de Maxime Lehmann et de ses coéquipiers, les sochaliens se qualifient pour le premier tour de la Coupe UEFA 2007-2008. À noter qu'en lever de rideau avait lieu la finale de la coupe Gambardella qui est l'équivalent de la coupe de France pour les joueurs de moins de 18 ans. Les jeunes de Sochaux montrent la voie aux professionnels  de leur club en battant l’AJ Auxerre. Comme un symbole, les jeunes sochaliens reviennent eux aussi deux fois au score, avant de vaincre les Auxerrois aux tirs aux buts (2-2, puis 5-4 aux t.a.b, soit exactement la même physionomie que lors du match des professionnels !). C'est la seconde fois après Saint-Étienne (en 1970), qu'un club réalise le doublé Coupe de France et Coupe Gambardella. Le peuple « jaune et bleu » est aux anges après cette journée historique. Trois participations à une finale et deux trophées remportés en 5 ans seulement… du jamais vu à Sochaux ! A la fin de cette saison, Alain Perrin attire les convoitises. Le technicien choisit de se joindre à l'Olympique Lyonnais après que le président Plessis  se soit mis d’accord avec Jean-Michel Aulas. Frédéric Hantz est ensuite nommé nouvel entraîneur de la formation franc-comtoise.

 

Le coup de vent Frédéric Hantz

Après deux saisons réussies dans la Sarthe (remontée en Ligue 1 et deux demi-finalistes de la coupe de la ligue), Frédéric Hantz décide de relever un nouveau défi en prenant les rênes du FC Sochaux-Montbéliard, qualifié pour la Coupe de l’UEFA. Vainqueur de la Coupe de France 2007, le FCSM dispute le Trophée des Champions contre l'Olympique Lyonnais pour la première fois de son histoire. Sochaux ouvre la marque grâce à Birsa, mais la rencontre se solde par une défaite des lionceaux 2 à 1. Pour le nouvel entraineur, diriger le club de Sochaux était peut être une marche trop haute, car l'aventure tourne rapidement au vinaigre dans le Doubs. Le FCSM est éliminé au premier tour de la Coupe de l’UEFA face à Panionios  et en  Coupe de la Ligue contre Valenciennes. En championnat, le club ne compte que deux petites victoires après 17 journées et pointe à l’avant-dernière place du classement. Hantz est démis de ses fonctions le 12 décembre 2007. Le mercato d'été n'est certainement pas étranger aux résultats plus que moyens. En attendant de trouver son remplaçant, c'est Jean-Luc Ruty qui assure l'intérim. Alors qu’il est à la tête de l’équipe première, Sochaux signe une victoire à Metz et une défaite contre à Bordeaux. Quel coup dur pour les supporters qui ne s'attendaient pas à un si mauvais début de saison après une saison 2006-2007 pleine de promesses.

 

Francis Gillot pour 3 ans et demi

Le président Plessis décide de confier le poste d’entraîneur à Francis Gillot. Le 2 janvier 2008, ce dernier reprend en main le FCSM alors relégable après le départ de Frédéric Hantz. Le premier match sous l’ère Gillot se dispute à Maubeuge, sa ville de naissance. Ses joueurs remporte ce match de Coupe de France sur le score de 2 à 0. Cependant, le parcours des Sochaliens en Coupe de France s'arrête en 16ème de finale, après une défaite à Lyon (2-1). Les Sochaliens restent longtemps relégables. Une belle série de cinq victoires entre la 26e et la 32e journée leur permet de sortir de la zone de relégation et d'atteindre finalement la 14e place: la mission « sauvetage » est donc réussi pour Francis Gillot.

Le 1er juillet 2008, Alexandre Lacombe remplace le président Plessis à la tête du club. L’héritage est lourd pour le nouveau président délégué. Il confie que son objectif est « d'assurer beaucoup plus tôt le maintien que la saison dernière. Nous aurons besoin de nous rassurer. Pour la deuxième année, l'objectif sera de retrouver la première partie du tableau. » La saison 2008-2009 du FC Sochaux-Montbéliard est la 61e saison du club en Ligue 1. Cette saison est également l'année des 80 ans du club, cet événement est fêté le 18 octobre 2008 lors d’une rencontre à Bonal contre Le Havre (1-1). À l’instar de la saison précédente, le FC Sochaux-Montbéliard est longtemps relégable et réalise par la suite une étonnante remontée au classement. Les Sochaliens s’extraient la zone de relégation en mars et terminent la saison au 14ème rang, grâce notamment à la venue de Vaclav Sverkos qui forme un redoutable duo d'attaquants avec Mevlüt Erdinç. Le parcours en Coupe de France est très court, puisque Sochaux perd dès le 1er tour à Rennes 1 à 0. En Coupe de la Ligue, le club s'arrête en 8ème de finale après une défaite rageante contre Lens. Les supporters sochaliens ont été angoissés par ces deux dernières années de galère et ils ont du mal à voir la lumière au bout le du tunnel…

La saison 2009-2010 voit son calendrier perturbé par de nombreux matchs reportés. Elle est aussi marquée par le grave accident de voiture de l'internationale américain Charlie Davies au mois d’octobre. Afin de pallier à cette absence de marque, le buteur nigérian Brown Ideye est recruté . Malgré ce renfort, la deuxième partie de saison est catastrophique (3 victoires, 7 nuls, 11 défaites) sans pour autant compromettre l’avenir du club en Ligue 1. Les seuls motifs de satisfaction de la saison sont les performances en coupes nationales. Sochaux atteint les ¼ de finale de la Coupe de France (défaite 4-3 à Monaco) et les 16e de finale de la Coupe de la Ligue avant de trébucher contre le Stade Rennais. À noter également la finale perdue en Coupe Gambardella pour l'équipe sochalienne U19. L’équipe première termine la saison à la 16e place avec 41 unités : pas de quoi emballer les supporters malgré le maintien.

Après trois années difficiles, la saison 2010-2011 s'annonce très délicate, d’autant plus que le FCSM connaît des matchs de préparation catastrophiques (notamment le 5-0 infligé par le FC Bâle). Beaucoup d'observateurs prédisent le pire à cette équipe. C’était sans compter sur la génération Gambardella ainsi que sur le bon mercato sochalien ! Meilleur passeur du championnat avec 17 passes décisives, Marvin Martin deviendra futur international français. La dimension physique et technique du millieu de terrain ainsi que la complémentarité et l’efficacité du duo d’attaque formé de Maïga et d’Ideye sont les principaux points forts du FCSM cette saison-là. Durant cette saison magnifique, les joueurs réussissent plusieurs performances de grandes classes contre les meilleures écuries du championnat. L’exercice 2010-2011 est donc celui de la résurrection. En plus de développer l’un des plus beaux jeux collectifs du championnat, le club obtient une 5e  place (58 points : 17 victoires, 7 nuls, 14 défaites)  synonyme de qualification en Ligue Europa. Le parcours des Doubistes au stade Bonal est quasi parfait et leur production offensive, impressionnante (60 buts marqués).

L’élimination en Coupe de la Ligue contre Bastia est prématuré, mais ne souffre d’aucune contestation. En Coupe de France, Sochaux se fait sortir en 8ème de finale par Chambéry, club de CFA2. Considérant qu’il était arrivé au bout de sa mission sochalienne, Francis Gillot décide de quitter le club pour Bordeaux. Il est remplacé par un ancien joueur de la maison sochalienne, Mécha Bazdarevic.

Cela fait dix ans que Sochaux a retrouvé l'élite française. Le bilan de cette décennie est parsemé de joies, de regrets et de déceptions. Aujourd’hui, le seul joueur qui est demeuré au club depuis la saison 2001-2002 n’est nul autre que Teddy Richert. Au-delà des trophées remportés depuis 1928, des victoires engrangées, des défaites et des relégations, un aspect est essentiel : la population de la région doit rester fière de son club de football. Avec près de 2 300 matchs joués en Ligue 1, le FCSM a déjà largement dépassé les attentes que pouvaient avoir certains observateurs lorsque le club venait d’être créé : il faut dire que les villes de Sochaux et de Montbéliard sont bien loin d’être des métropoles françaises ! Quoiqu’il advienne, le club de Jean-Pierre Peugeot aura marqué l'histoire du football français. À Sochaux, les bons résultats ne sont pas toujours au rendez-vous. Cependant, le FCSM a jusqu'à présent réussi à conserver son identité, celle d'un club formateur réputé en France: c'est bien la fierté et la richesse de ce club franc-comtois. Les supporters sochaliens doivent continuer à transmettre, sans rougir, leur passion de génération en génération.

Crédits Photos: D.R.

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